Ilan : «Quelque chose a changé»
Le Brésilien a hâte d'être associé au duo Sanogo-Bergessio
>>Vous avez joué un quart d'heure en Principauté. C'était votre grand retour après plusieurs semaines d'absence.
C'est quand même compliqué de rentrer comme ça en cours de match. Mais on a su marquer les esprits, nos esprits aussi. On a réussi à faire un bon match et à marquer un but dans les dernières minutes. Ce n'était pas le cas la saison dernière. On sent que quelque chose a changé sur le terrain. Il y a beaucoup de bonnes choses. Continuons à progresser sur cette lancée.
>>Peut-on parler de déclic ?
Je crois que le déclic remonte plutôt au match du milieu de semaine contre Nice en Coupe de la Ligue. Monaco, ce fut la continuité. Maintenant, il faut garder cet état d'esprit et confirmer ce que l'on a commencé à faire de bien.
>>En début de saison, vous réclamiez des renforts de qualité. Avec l'arrivée du duo Sanogo-Bergessio, vous devez être comblé, non ?
Je ne suis pas le demandeur. Je veux seulement qu'il y ait toujours de la qualité dans le groupe. Bergessio et Sanogo se sont très vite intégrés. J'espère qu'on pourra jouer tous ensemble, comme ça on sera plus fort.
>>Une association à trois est-elle possible ?
Oui, je crois qu'on peut faire quelque chose ensemble. Je ne jouerai pas sur le côté, ce n'est pas mon rôle. Mais, par contre, je peux évoluer en dessous des deux ou en tournant autour de Sanogo et Bergessio. Je suis habitué à jouer à ce poste, j'aime bien. Même quand je suis aligné devant, je reviens un peu au milieu de terrain pour essayer de faire le jeu. Je joue alors comme un numéro 10, tout en étant à la conclusion des actions. De toute façon, tout est faisable quand on a des joueurs de qualité, qui sont intelligents dans leurs déplacements.
>>Est-ce que l'entraînement suffit pour trouver les automatismes ?
Ça commence. Ce sont des gens intelligents dans leur façon de jouer. Nous sommes très différents tous les trois, c'est quelque chose qui aide aussi. Cela veut dire qu'on connaît à peu près les mouvements des uns et des autres.
>>Samedi, l'affiche est belle avec la réception du leader bordelais.
Ce sont toujours des bons matchs à livrer. Si on a peur de jouer contre eux, il faut rester à la maison. Nous savons que c'est une équipe qui laisse un peu jouer l'adversaire car, de son côté, elle aime aussi jouer.
>>Qu'est-ce qui vous impressionne le plus chez les Girondins ?
Ils ont des individualités qui peuvent faire la différence et le collectif qui est très fort aussi. C'est ce qui fait leur force. Il faudra essayer d'annuler leurs lancements d'attaques.
>>Estimez-vous que c'est la meilleure équipe de Ligue 1 ?
Peut-être effectivement que c'est la meilleure aujourd'hui. Les Bordelais jouent ensemble depuis très longtemps. À l'intersaison, ils ont gardé presque tout leur effectif. C'est très important quand on veut enchaîner.
>>Face à une formation invaincue depuis bientôt sept mois, vous aurez forcément l'étiquette d'outsider.
Normalement, le favori c'est Bordeaux parce qu'ils sont champions. Mais si vous leur posez la question, ils vous répondront que c'est du 50/50.
>>La dernière défaite des Girondins remonte au 7 mars. Le défi qui vous est proposé est énorme.
Avant de penser à Bordeaux, il faut d'abord qu'on pense à nous et qu'on fasse un bon match.
>>Le fait qu'ils aient joué mercredi en League des Champions peut-il constituer un avantage sur le plan physique ?
C'est un avantage mais cela peut être aussi un désavantage. Il ne faut pas trop se fier à ça. Les Bordelais vont pouvoir rester dans le rythme. Même s'ils sont un peu plus fatigués, parfois cela ne change pas grand chose. Ils peuvent aussi avoir des blessés même si je ne le souhaite pas.
>>Bordeaux compte quatre joueurs brésiliens dans ses rangs. Vous les connaissez bien ?
On se connaît tous. Wendel, Jussiê... ce sont des footballeurs techniques qui aiment jouer, avoir le contact avec le ballon.
>>Pensez-vous qu'une victoire samedi remettrait les compteurs à zéro ?
Cela n'effacera pas notre début de saison car on a perdu des points. Il faut continuer à en prendre. Quand on aura récupéré des points à l'extérieur, on pourra dire qu'on repart mais là c'est encore tôt.
Thomas Dutang
Le Progrès


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