Cette rubrique correspond aux matchs de l'ASSE (amicaux, championnat, coupes).
Les Verts en réussite
Saint-Etienne a fait sauter la banque monégasque. Auteurs d'un hold-up dans les dernières secondes, les Verts ont décroché leur première victoire de la saison chez des Rouge et Blanc, auteurs jusqu'ici d'un sans-faute à Louis II.
Après avoir ouvert le score sur sa première action dangereuse par Sanogo, l'ASSE a subi le jeu de l'ASM. Mais malgré la possession du ballon, les coéquipiers de Nenê se sont montrés incapables de s'approcher du but de Janot et ont même frôlé le 2-0 mais Sanogo a trouvé le poteau. A force de pousser, Puygrenier a quand même fini par égaliser sur un énième coup-franc. Mais alors qu'on se dirigeait vers un partage des points, Bergessio a surgi de nulle part pour offrir trois points inespérés à son équipe qui peut se vanter d'avoir eu 100% de réussite.

L'ASSE a pris, avec la manière, sa revanche sur l'OGC Nice qui était venu s'imposer à Geoffroy-Guichard en ouverture du championnat. Face à des Azuréens déboussolés puis submergés, les hommes d'Alain Perrin, plus que pâles en attaque depuis un mois et demi, ont offert un vrai festival offensif. Seule ombre au tableau, le but encaissé en fin de match (4-1).
Les Verts inauguraient ce soir, un 3e maillot. Une tunique spécial « coupes », rayée horizontalement dans un camaieu de vert, qui comme le maillot Europe de l'an dernier pourrait devenir un porte-bonheur.
Car les superstitieux auront noté qu'ainsi vétus, les joueurs d'Alain Perrin ont inscrit autant de buts en une période que lors des six premières journées de championnat.
Après un quart d'heure d'observation, Bergessio aura été sans conteste le déclencheur du réveil stéphanois. A la 22e minute, l'Argentin trompait Letizi en démontrant qu'il a toutes les qualités pour être le précieux finisseur que l'AS Saint-Etienne recherche désespérément.
Six minutes plus tard, Sanogo, l'autre recrue 2009 de l'attaque, doublait la mise profitant d'une nouvelle offrande de la défense niçoise.
A la 37e minute, Landrin enfonçait davantage Julien Sablé et ses coéquipiers en décochant une belle frappe à l'entrée de la surface de réparation.
Nice frôlait ensuite le KO complet avec une frappe de Bergessio sur le poteau. Dans la continuité, les Aiglons auraient pu ouvrir la marque par Rémy, mais c'était sans compter sur un bel arrêt de Planté, titularisé à la place de Janot.

La seconde période fut à l'identique même si les innombrables occasions franches ne se transformèrent en but que sur une énième incursion de Bergessio dans la surface niçoise.
La soirée aurait été parfaite du côté de Geoffroy-Guichard, si l'inévitable Rémy n'avait fini par réduire le score à la 85e minute sur un moment de déconcentration stéphanoise. Mais à 4-1, la qualification pour les 8e de finale étaient dans la poche depuis longtemps pour l'AS Saint-Etienne qui avait tué le match en treize minutes dès la première mi-temps.
Il reste à espérer que ce match constituera le déclic qu'Alain Perrin attendait.
Florence Fournier
Le Progrès
Les Verts pas vernis
Mieux organisés avec deux milieux récupérateurs (Matuidi et G.Fernandes) et deux milieux offensifs (Payet et A.Fernandez), les Stéphanois ont sevré de ballons les milieux de terrain auxerrois. Logiquement, les Verts ouvrent la marque à la fin du premier quart d'heure. Mais comme à son habitude depuis le début de la saison, Saint-Etienne domine et ne gagne pas. Malgré la possession du ballon largement en leur faveur (60%), les Verts n'ont pas réussi à aggraver la marque alors qu'Auxerre ne semblait pas en mesure de faire quelque chose à Geoffroy-Guichard. La deuxième période, moins rythmée mais toujours à l'avantage des Stéphanois, a finalement vu les remplaçants auxerrois faire le métier et égaliser à peine entrés dans le dernier quart d'heure. Les Stéphanois peuvent nourrir des regrets tant ils avaient les trois points entre les pieds.

Les Verts restent dans le rouge
L'embellie stéphanoise aura été de courte durée. Après leurs trois revers initiaux et leur première victoire face à Grenoble lors de la dernière journée, les joueurs d'Alain Perrin ont de nouveau chuté. Certes face à un adversaire aux ambitions affichées dans ce championnat mais sans donner le sentiment de pouvoir inverser le cours des choses. Manque de percussion, de vitesse, d'automatismes… Alain Perrin ne manquera pas de travail dans les prochaines semaines même si les Verts ont démontré une vraie envie sur la pelouse rennaise. Sans un bon Janot et un énorme manque de lucidité des Rennais, l'addition aurait cependant pu être plus lourde pour les visiteurs. A l'arrivée, les Bretons se contentent d'un cours succès mais qui ne souffre aucune contestation.

LES VERTS DECOLLENT ENFIN
C'est presque sans forcer que l'AS Saint-Etienne a remporté son premier succès de la saison. Incapable de prendre le jeu à son compte, Grenoble est passé à côté de ce derby et s'enfonce un peu plus dans les profondeurs du classement.
Aidé par une équipe grenobloise très peu entreprenante pendant 90 minutes, Saint-Etienne est parvenu à se rendre le match facile en jouant dans le camp adverse et en ouvrant le score en première période. On regrettera le manque d'occasions franches d'un côté comme de l'autre. Plus appliqués et plus tranchants offensivement, les Verts ont remporté une précieuse victoire sans jamais être inquiétés. Grenoble, bien trop attentiste sur l'ensemble du match, n'a jamais été en mesure de l'emporter et va vite devoir se reprendre sous peine de rester englué au fin fond du classement.
Photo Le Progrès